À Tours et dans l’agglomération, près de 30 % des logements affichent une étiquette énergétique F ou G au DPE. Les quartiers construits dans les années 1960-1970, de Saint-Pierre-des-Corps à Joué-lès-Tours, concentrent un parc ancien où les fenêtres à simple vitrage restent fréquentes. Remplacer ses menuiseries est souvent le premier geste rentable, surtout quand on sait que les vitrages représentent jusqu’à 15 % des déperditions thermiques d’un logement.
Quel matériau pour ses nouvelles fenêtres ?
Le choix du matériau dépend du type de logement, du budget et parfois de contraintes réglementaires. Le PVC reste la solution la plus accessible (à partir de 250-300 € la fenêtre standard hors pose) : isolant, sans entretien, il convient parfaitement aux pavillons des années 60-80. L’aluminium, avec ses profils plus fins, s’adapte mieux aux grandes baies et aux architectures contemporaines, à condition d’opter pour des profilés à rupture de pont thermique. Le bois offre une belle performance naturelle et un atout esthétique indéniable, mais demande un entretien tous les 7 à 10 ans. La solution mixte bois-aluminium, la plus coûteuse, combine le meilleur des deux : bois à l’intérieur pour le confort, aluminium à l’extérieur pour la durabilité.
À noter pour les propriétaires situés dans le Vieux-Tours ou près de la cathédrale : les Architectes des Bâtiments de France peuvent imposer certains matériaux ou coloris. Mieux vaut vérifier ce point avant de signer un devis. Sur le plan technique, pour être éligibles à MaPrimeRénov’, les fenêtres doivent respecter un coefficient Uw ≤ 1,3 W/m².K et un facteur solaire Sw ≥ 0,30. Un double vitrage argon à faible émissivité (type 4/20/4) répond généralement à ces critères.
Pour un premier chiffrage adapté à votre projet, vous pouvez consulter cette page dédiée aux devis de fenêtres, volets et portes d’entrée à Tours, proposée par un fabricant français fort de plus de 80 ans de savoir-faire et noté 4,7/5 sur plus de 7 800 avis clients.
Les aides disponibles en 2026 : ce qui a changé
MaPrimeRénov’ reste le dispositif central. Après une suspension temporaire en début d’année, le guichet a rouvert le 23 février 2026 avec des règles inchangées. Selon les revenus du foyer, l’aide atteint jusqu’à 100 € par fenêtre pour les ménages aux revenus très modestes, 80 € pour les revenus modestes, et 40 à 60 € pour les revenus intermédiaires. Les ménages aux revenus supérieurs n’y sont pas éligibles dans le cadre du parcours par geste.
Ces aides se cumulent avec la TVA réduite à 5,5 % (applicable dès lors que le logement a plus de deux ans), l’Éco-Prêt à Taux Zéro (jusqu’à 7 000 € pour un remplacement de fenêtres, prolongé jusqu’en 2027), et les primes CEE versées par les fournisseurs d’énergie. Des aides locales existent également en Région Centre-Val de Loire et auprès de la Métropole de Tours. Le cumul de ces dispositifs peut couvrir jusqu’à 80 % du montant des travaux selon les situations.
Un point pratique important : ne commencez jamais les travaux avant d’avoir déposé votre dossier MaPrimeRénov’ sur maprimerenov.gouv.fr. C’est une condition stricte d’éligibilité. Les délais d’instruction sont aussi plus longs qu’en 2025, en raison d’une file d’attente importante héritée de fin d’année dernière.
À Tours, faire appel à un professionnel certifié RGE est indispensable pour accéder à l’ensemble des aides. C’est aussi l’occasion de demander un devis détaillé qui chiffre, poste par poste, ce que vous pouvez obtenir selon votre situation. Anticiper ces démarches reste la meilleure façon de ne pas rater une fenêtre de financement.

